Marc Fornasari

1927 - 2021

Exprimer un maximum avec un minimum.
Tout d’abord le chaos, puis un être vivant ou des images , je ne recherche pas l’exactitude avec le modèle, le caractère et les proportions de la sculpture sont plus importants, je recommence sans regarder le modèle, l’horizon s’ouvre, mais rien n’est jamais gagné, tout s’échappe, il faut recommencer encore, encore et encore.
Ensuite… je me repose.
La nature est source d’inspiration inépuisable pour l’art figuratif et même l’art abstrait, ex. Henry Moor.
Toutes les formes existent dans la nature.
Certaines comme chez la femme, le guépard ou le cheval s’approchent le plus de la perfection.
Quelqu’un a dit : la sculpture naît en argile, meurt en plâtre, ressuscite en bronze ou en marbre. En ce qui concerne, le modelage de la terre ou le travail du plâtre me va parfaitement pour commencer.
Ensuite, il faut mouler pour obtenir le modèle en cire, que je retouche et sur lequel j’appose ma signature avant de le porter chez le fondeur, qui à son tour le moulera en terre réfractaire puis fera fondre la cire, coulera le métal et me livrera un bronze à l’état brut.
La ciselure consiste à reprendre entièrement le métal avec des limes et des abrasifs, ce provoque beaucoup de poussière.
Le moment de la patine arrive.
Avec cette alchimie, on peut colorer le bronze en employant des acides. Les patines ratées sont parfois les meilleures, car ce sont les plus naturelles. Une couche de cire donnera la brillance, stoppera la patine et la protègera.
Cette façon de travailler me convient et je vais continuer jusqu’à mon dernier souffle.
MF

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